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Julien Paluku se rend au Forum de coopération commerciale à Washington ce 24 juillet avec la Stratégie nationale AGOA-RDC

Le gouvernement américain accueille le 21ème Forum de coopération commerciale et économique entre les États-Unis et l’Afrique subsaharienne (Forum de l’African Growth and Opportunity Act, AGOA) à Washington, DC, du 24 au 26 juillet. L’événement sera présidé par la représentante américaine au commerce, Katherine Tai, et aura comme objectif d’élaborer davantage de mesures visant à approfondir les échanges commerciaux et à renforcer la coopération économique.

En outre, la conférence s’appuiera sur les domaines de coopération les plus divers évoqués lors de la précédente réunion, en particulier les questions pertinentes dans le cadre du marché unique continental – la ZLECA, qui vise à éliminer les barrières commerciales, à renforcer la position commerciale mondiale de l’Afrique et à promouvoir un développement socio-économique durable. Les responsables de Washington ont travaillé sur la connectivité entre les États-Unis et l’Afrique.

«L’AGOA est la pierre angulaire de notre partenariat économique avec l’Afrique subsaharienne depuis plus de vingt ans», a déclaré l’ambassadeur Tai dans une interview publiée sur la page du programme Agoa. «Ce forum est l’occasion de discuter de la manière dont nous pouvons rendre le programme plus efficace, relever les défis actuels et apporter de réels avantages à davantage de personnes sur le continent. Je me réjouis d’accueillir mes collègues ministres et mes invités à Washington», a-t-elle renchérit.

La RDC dispose de ressources conséquentes

Un des géants du continent, la RDC veut tirer sa part du gâteau que représente le marché américain. Représentant de la RDC, le ministre du Commerce Julien Paluku Kahongya se rend à Washington requinqué par l’adoption de la Stratégie nationale AGOA-RDC sur la promotion des exportations vers les États Unis d’Amérique en conseil des ministres le vendredi 12 juillet 2024. L’objectif final de cette Stratégie est d’élever le volume des échanges RDC-USA de 600 millions de USD en 2021 à hauteur de 3 à 5 milliards de USD entre 2025 et 2030.

Si le défi n’est certes pas aisé à relever, le ministre Julien Paluku Kahongya demeure optimiste et croit dans les capacités de la RDC à tenir le pari, car elle dispose de ressources humaines conséquentes pour atteindre ces chiffres, en se basant, notamment, sur plusieurs produits agricoles, ainsi que sur cinq filières dont le cuivre, le diamant, l’or, le cobalt et les 3 T dont cassitérite, wolframite et tantale (coltan). 

Le thème de ce Forum AGOA aura comme thème : «Au-delà de 2025 : réinventer l’AGOA pour un avenir inclusif, durable et prospère». Au cours de l’événement, les participants débattront de la manière dont les États-Unis et leurs partenaires d’Afrique subsaharienne peuvent travailler ensemble pour rendre l’AGOA plus transformatrice et garantir que le programme puisse être un outil efficace pour stimuler une croissance économique inclusive et durable pour davantage de personnes et faire progresser les efforts d’intégration régionale.  

Le Forum de l’AGOA va réunir les gouvernements des États-Unis et des pays éligibles à l’AGOA, ainsi que des représentants d’organisations économiques régionales clés, de la société civile, des syndicats et du secteur privé. Le programme ministériel des 25 et 26 juillet comportera des séances plénières sur le présent et l’avenir de l’AGOA et de la coopération commerciale et d’investissement entre les États-Unis et l’Afrique, ainsi que des séances de travail en petits groupes sur divers sujets. Il sera précédé le 24 juillet par un Forum de la société civile et des syndicats organisés et un Forum du secteur privé.

Tremplin pour relever les défis

Les discussions portent sur la réautorisation de l’AGOA, pierre angulaire des efforts américains pour approfondir les relations économiques avec l’Afrique subsaharienne, permettant aux pays de cette région d’exporter certains produits vers les États-Unis en franchise de droits. En juillet dernier, l’administration Biden a annoncé avoir facilité plus de 900 accords dans 47 pays africains depuis 2021, pour un montant estimé à 22 milliards de dollars d’échanges et d’investissements bilatéraux. En outre, le secteur privé américain a conclu des accords d’investissement dépassant les 8,6 milliards de dollars.

L’année dernière, par exemple, la représentante américaine au commerce, Katherine Tai, a souligné la nécessité d’accroître les investissements, en plus de l’accès au marché. L’accès en franchise de droits pour près de 40 pays africains a stimulé le développement et favorisé une croissance plus équitable et durable en Afrique. L’AGOA s’est révélée prometteuse en tant que « tremplin pour relever les défis régionaux et mondiaux » avec la population jeune et entrepreneuriale de l’Afrique.

Depuis son adoption en 2000, l’African Growth and Opportunity Act (AGOA) est au cœur de la politique économique et de l’engagement commercial des États-Unis avec l’Afrique. Promulgué en 2000, l’AGOA, qui expire en 2025, offre aux pays d’Afrique subsaharienne éligibles un accès en franchise de droits au marché américain pour plus de 1 800 produits, en plus des plus de 5 000 produits éligibles à l’accès en franchise de droits dans le cadre du programme du Système généralisé de préférences. Le Congrès américain a présenté des propositions visant à prolonger l’Agoa jusqu’en 2041.

Rica MITSH