Les membres du Collectif des journalistes engagés pour l’émergence de la presse/Kasaï central lors de leur déclaration |Photo : Finance-cd.com
Interpellé jeudi 19 Septembre puis relâché vendredi 20 septembre vers 13h, le journaliste Jean Def Ilunga, PDG de la radio Luabourg FM et animateur de l’émission Tuibakayi Kasaï, s’est vu reprocher des injures contre le président de la République, et l’incitation à la haine tribale et au soulèvement populaire.
Très touchés par ces motifs inventé pour nuire et ternir l’image de la presse centre kasaienne, le Collectif des journalistes engagés pour l’émergence de la presse exige le respect de la dignité de journalistes et propose aux autorités judiciaires et autres de se référer à la corporation des journalistes avant toute action contre les professionnels de médias.
Dans une déclaration tenue juste après la libération de Jean Def Ilunga, Fabrice Mbumba, coordonnateur de cette structure de journalistes au Kasaï cdentral, a, au nom de ses pairs, condamné le traitement inhumain réservé au confrère par les agents de l’ ANR.
«Nous condamnons avec la dernière énergie le traitement réservé à notre confrère Jean Def Ilunga. Comment expliquer qu’une personne arrêtée depuis jeudi à 10h, peut passer nuit à l’ANR sans être auditionné», s’est-il interrogé.
En outre, le collectif met en garde les politiciens, les détracteurs et les acteurs ‘‘juridiques malades’’, qui œuvrent en province de trouver d’autres motifs pour interpeller les journalistes au lieu de se cacher derrière les futilités. Il a saisi cette occasion pour rappeler que la presse centre-kasaienne a toujours accompagné le président de la République dans ses actions de développement.
«Ceux qui traquent les journalistes doivent trouver des motifs ailleurs», a-t-il conclu.
Toutefois, le collectif promet les activités de grande envergure en cas de récidive.
Stéphane Joël KANDE, depuis Kananga.





