L’ancien vice-président de la République pendant la transition dite 1+4, Me Azarias Ruberwa, dément avec vigueur une prétendue prophétie lui attribuée dans les réseaux sociaux sur l’avenir politique proche de la RDC.
Tout est parti d’une publication sur la page Facebook de Direct Infos, qui se présente comme un «Médias d’actualités indépendant basé à Cape town». La page a comme devise : «chez nous, toute information est bonne à publier». Informations, oui, mais bobards aussi ?
Tenez : en date du 5 août 2024, cette page a publié un post sous le titre : «Le pasteur Azarias Ruberwa a eu une révélation de Dieu sur la santé de Félix». Avec le texte ci-après : “J’ai eu une vision, un deuil national dans le pays, il y avait une grande cérémonie à l’aéroport de Ndjili, j’ai vu un cercueil qui sortait d’un avion, beaucoup des gens pleuraient, après j’ai vu des troubles partout dans le pays, une forte agitation, je me suis réveillé, l’esprit m’a dit de dire aux congolais de beaucoup prier pour le Congo”.
Le post a immédiatement été suivi par de nombreux commentaires déchaînés, allant en sens divers. Direct Infos n’indique pas la source d’où il tient ces propos, ni le cadre où ils auraient été tenus. Depuis lors, des captures de la page sont partagées aussi bien sur Facebook que sur WhatsApp, rendant la publication virale sur les réseaux sociaux.
Contacté par notre rédaction, M. Ruberwa a nié catégoriquement avoir ténu ces propos, qu’il a qualifié d’affabulation. «Je n’ai jamais tenu ces propos, ce sont des affabulations, de la calomnie pure et simple. Je me réserve le droit de saisir la justice pour faire valoir ce que de droit», nous a-t-il déclaré. Et de renchérir : «Je suis certes un chrétien né de nouveau, j’assume la mission évangélique comme de nombreux chrétiens, ainsi que nous le recommande le Christ, mais je ne me livre jamais à des prophéties. Je n’ai pas ce don-là, et je ne l’ai jamais fait», nous-at-il confié.
Avant d’ajouter : «C’est incroyable une telle méchanceté ! Que veulent les gens à mon sujet finalement ? Je ne comprend pas ce déchaînement régulier contre ma personne».
Aristote KAJIBWAMI







