L’ancien président Kabila a parlé à NBC News, le journal-télé de la télévision publique de namibienne, dans une interview juste avant son départ de Namibie, depuis l’aéroport international de Hosa Kutako après avoir assisté aux funérailles nationales du défunt fondateur de la Namibie indépendante, le président Sam Nujoma. Kabila qui est préoccupé par la situation sécuritaire dans son pays a souligné qu’en 2001, juste après son arrivée au pouvoir, une situation similaire s’est produite où des armées étrangères ont été déployées en RDC en soutien, les unes, au gouvernement central et, pour les autres, aux différents mouvements rebelles. Joseph Kabila a déclaré qu’une décision audacieuse était nécessaire pour arrêter cette situation.
Selon la consœur namibienne, l’interview dans son intégralité sera diffusée ce soir à 21h, heure de Nambie et de l’Est du Congo, soit 20 heures de Kinshasa.
Ci-contre un extrait de cette interview traduite de l’Anglais par Rica MITSH.
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«Notre décision en 2001 était que nous croyions que toutes les troupes étrangères doivent quitter le Congo pour que la paix soit effective et afin de donner aux Congolais la possibilité de parler de cette chose qu’on appelle la paix. C’est comme ça que la plupart de ces troupes ont quitté le Congo, et les Congolais ont été laissées gérer leurs propres problèmes, mais bien sûr avec le soutien et l’accompagnement des partenaires du Congo, de la région et au-delà. Les Nations Unies aussi incluses», a déclaré l’ancien chef de l’Etat.
Avant de s’interroger : «Mais est-ce la même thérapie qui peut ou va faire le même miracle aujourd’hui ? Maintenant nous devons nous asseoir et aller dans ce sens, nous attarder là-dessus, mais je crois qu’il n’y a rien qui soit aussi important que le pays soit souverain dans ses frontières, et pouvoir fonctionner de manière souveraine, et ne pas avoir sept armées qui se battent, avec des mercenaires et des centaines de groupes armés, maintenant quand vous avez un tel mélange eh bien c’est assez indésirable comme situation».
Interrogé sur le conseil qu’il peut donner en sa qualité d’ancien chef de l’Etat, Joseph Kabila a répondu : «Mon conseil, si jamais quelqu’un voulait mon conseil, sur cette question particulière, mon conseil pourrait être de parler au peuple congolais, les gens qu’ils connaissent mieux parce qu’ils ont déjà été là, ils ont déjà gravi cette montagne, ils sont allés dans la vallée, c’est une autre montagne à gravir, ils savent mieux comment et ce dont ils souffrent. Je sais que l’initiative est de faire venir des médiateurs d’Afrique de l’Ouest et d’autres pays africains, mais aucun médiateur ne vous dira jamais qu’il ou elle connaît le Congo mieux que les congolais eux-mêmes. Et je pense que ça devrait être la première étape. Et ensuite la deuxième étape, bien sûr, devrait être la bonne volonté. Comment jugez-vous la bonne Volonté, les bonnes intentions des acteurs et, bien sûr, troisièmement, quelles sont les garanties que ce que vous faites va certainement à la fin apporter la paix dont nous parlons ?»
Pour ce qui est de savoir ce quel rôle il compte jouer dans l’avenir, Joseph Kabila a répondu : «Eh bien, seul Dieu sait que nos intentions sont d’être très disponibles pour servir notre pays, pour servir notre peuple, continuer à servir notre peuple et servir la région aussi, l’Afrique, parce que le Congo est un pays africain, la Namibie est un pays africain et ce que nous devrions regarder ce n’est pas seulement notre pays. Vous ne m’en voudrez pas si je dis nos petits pays mais le continent dans son ensemble car nous sommes plus grands, nous sommes plus forts en tant que continent, en tant qu’Africains par opposition à juste être réduits en congolais, en namibiens et ceci et cela, donc nous avons encore un peu d’énergie pour continuer à servir cette cause».
F.







