FINANCE Finances publiques : un déficit maîtrisé, une mobilisation soutenue des recettes

Finances publiques : un déficit maîtrisé, une mobilisation soutenue des recettes

Le gouvernement congolais maintient le cap sur l’équilibre budgétaire dans un contexte de mobilisation soutenue des recettes publiques et de gestion prudente de la dette intérieure. Selon les dernières données publiées par la Banque centrale dans la Note de conjoncture qui présente les chiffres de l’économie congolaise jusqu’au 25 juillet 2025, l’exécution du plan de trésorerie de l’État (PTR) au mois de juillet 2025 affiche un léger déficit, principalement compensé par le recours aux titres du Trésor.

Prévisions budgétaires de juillet 2025 : recettes en hausse, déficit temporaire

Pour le mois de juillet, les prévisions tablaient sur des recettes de 3.120 milliards de CDF, principalement portées par la perception du deuxième acompte de l’impôt sur les bénéfices et profits. En parallèle, les dépenses étaient estimées à 3.432 milliards de CDF, creusant un déficit prévisionnel de 312 milliards de CDF.

Premier semestre : un déficit cumulé de 2.160 milliards de CDF

À fin juin 2025, l’exécution cumulative du PTR révèle un déficit de 2.160,4 milliards de CDF, résultant de recettes publiques totales de 13.409 milliards contre 15.569,4 milliards de dépenses. Le mois de juin à lui seul a enregistré un déficit mensuel de 66,9 milliards de CDF, financé en totalité par l’émission de titres publics.

Fin juillet : performances notables dans la mobilisation des recettes

Au 24 juillet 2025, les recettes publiques ont atteint 3.170,7 milliards de CDF, dépassant les prévisions mensuelles. Les régies financières y ont largement contribué avec une mobilisation de 2.618 milliards de CDF, répartie entre :

  • DGI : 1.767,7 milliards de CDF
  • DGDA : 488,5 milliards
  • DGRAD : 361,9 milliards

Des dépenses maîtrisées, orientées vers les rémunérations et le fonctionnement

Côté dépenses, l’État a exécuté 2.252,1 milliards de CDF. La rémunération des agents et fonctionnaires représente près de la moitié des dépenses mensuelles. Le reste a été absorbé par les frais de fonctionnement des institutions et ministères, ainsi que les rétrocessions aux régies.

Belhar MBUYI