Jean Mabi Mulumba, DG du BceCo.|Photo : Droits tiers
Le Bureau Central de Coordination (BCeCo) est sorti de son silence après la diffusion d’une vidéo de l’acteur socio-politique de l’Ituri, Luc Malembe, dénonçant l’abandon du chantier de l’École primaire SOME à Mambasa, ainsi que des publications faisant état d’une prétendue escroquerie de l’Agence Locale d’Exécution (ALE) RSDAC. Dans un communiqué signé par son coordonnateur, Jean Mabi Mulumba, le BCeCo a tenu à rétablir les faits.
Des taux d’exécution jugés « satisfaisants »
Selon le BCeCo, l’école SOME n’a pas été construite dans une zone inhabitée et son chantier n’est pas abandonné. Les chiffres officiels font état d’un taux d’exécution physique de 87% pour cet établissement. Plus globalement, dans le territoire de Mambasa, les sept ouvrages confiés à l’ALE RSDAC affichent une moyenne de 87,37% d’avancement, tandis que l’ensemble des 14 ouvrages (7 en Ituri et 7 au Nord-Kivu) atteint un taux moyen de 92,97%.
Parmi les réalisations, certaines infrastructures ont déjà été achevées à 100%, comme l’école EP Bela en Ituri ou encore le centre de santé CS Masimbembe au Nord-Kivu.
Des mesures prises face aux difficultés de l’ALE
Le BCeCo reconnaît que l’ALE RSDAC a rencontré des difficultés opérationnelles dans l’achèvement des travaux. En réaction, il a pris plusieurs mesures : mise en demeure adressée à l’ALE le 25 août 2023 ; mise en régie des chantiers le 29 mai 2024 ; audit interne en février 2025, ayant conclu que l’ALE devait encore fournir des justificatifs pour certains fonds reçus.
La reprise des travaux restants est programmée, mais elle dépend aussi de la situation sécuritaire, marquée dans la zone par l’activisme des ADF, qui a provoqué le déplacement de plusieurs populations.
Aucun décaissement hors cadre contractuel
Concernant les accusations relayées par le site News.cd selon lesquelles des entreprises réclameraient au BCeCo la somme de 871 000 dollars, l’institution se dédouane : « Aucun engagement contractuel n’a été pris par le BCeCo avec ces entreprises. Aucun décaissement n’a été effectué en dehors des modalités prévues », précise le communiqué.
Un appel à la transparence
Le BCeCo affirme garder ses portes ouvertes à toutes les personnes ou institutions souhaitant obtenir des informations fiables sur le Programme de Développement Local des 145 Territoires (PDL-145T) dans les neuf provinces sous sa coordination.
Avec ce rappel, l’institution entend démontrer que, malgré des retards liés aux contraintes sécuritaires et administratives, le programme avance et que la majorité des ouvrages sont en phase de finition ou déjà opérationnels.
Stéphane KANDE







