Le ministre des Finances de la RDC, M. Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi|Photo : Droits tiers
Selon le dernier numéro de la note de conjoncture publiée par la Banque centrale du Congo (BCC), l’évolution des dépenses publiques montre que les dépenses publiques mensuelles ont été exécutées à hauteur de 1 502,9 milliards de CDF au 19 février 2025 contre une programmation de 1.688,2 milliards pour le mois, soit un taux d’exécution de 89,0 %. La part des dépenses courantes s’est sont établie à 877,8 milliards de CDF.
Un total de 407,8 milliards a été alloué aux salaires des agents et fonctionnaires de l’État, 245,9 milliards aux frais de fonctionnement des institutions et ministères et 118,5 milliards aux subventions. Pour ce qui est des dépenses en capital, elles se sont chiffrés à 45,4 milliards de CDF, dépassant largement la prévision mensuelle de 11,0 milliards. Ce qui fait que, en cumul annuel, au 19 février 2025, la situation financière de l’Etat renseigne un déficit de 410,4 milliards de CDF, soit 24,3%, résultant des recettes de 3.215,4 milliards et des dépenses de 3.625,8 milliards.
Pour ne pas emballer l’inflation, le gouvernement refuse depuis plusieurs années d’utiliser le financement monétaire pour combler ces déficits. Bien au contraire, la voie choisie depuis 2019 est l’émission des obligations du trésor. Ainsi, pour le premier trimestre 2025, le Trésor a levé 85,0 milliards de CDF lors de l’adjudication du 04 février 2025, via la vente d’obligations du Trésor indexées d’une maturité d’un an et 6 mois, assortie d’un taux d’intérêt de 13 % par an. C’était une vraie prouesse car le Trésor avait misé sur un montant de 70,0 milliards de CDF, mais les souscriptions ont atteint 85,03 milliards, soit un taux de couverture de 121,5 % pour cette adjudication.
Depuis le 4 mars, le Gouvernement a lancé l’ouverture d’une adjudication des Obligations du Trésor en dollar américain d’un montant total de 50 millions USD, ce qui correspond à 143 milliards de francs congolais. Le taux d’intérêt pour cette opération financière est de 9% pour une maturité de 18 mois. La modalité de remboursement du montant principal est fixée pour chaque six mois en dollar américain. Au ministère des Finances, Doudou Fwamba tient, droit dans ses bottes, à deux choses : d’abord, atteindre les objectifs budgétaires en termes d’inflation avec un taux d’inflation moyen de 10,3%, contre 17,5 en 2024 ; et un taux d’inflation fin-période de 9,2%, contre 11,3% en 2024. Ensuite, ne jamais financer les déficits par la planche à billets.
Belhar MBUYI







