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Désormais candidat commun de l’opposition, Moïse Katumbi à Kisangani en conquérant ce lundi

C’est l’heure de gloire pour Moïse Katumbi Chapwe. Le président d’Ensemble pour la République a rendez-vous avec l’histoire ce lundi 20 novembre 2023 pour son premier meeting électoral à Kisangani. L’ancien gouverneur du Katanga qui se rêve en chef de l’Etat depuis l’époque où il dirigeait la province la plus riche du Congo, lance sa campagne, requinqué par le ralliement, déjà officiel, de l’ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo, et celui attendu du prix Nobel de la paix, le Dr Denis Mukwege, et du député et président du parti Envol, Delly Sesanga. Ralliements qui vont faire de lui le candidat commun de l’opposition face au président sortant Félix Tshisekedi.

M. Katumbi s’était préparé à cette élection depuis plusieurs années. Si d’autres gouverneurs, depuis la première série de ceux élus en 2007, se sont vite transformés en commis laudateurs du pouvoir central, flattant plus que de besoin le chef de l’Etat pour protéger leur pouvoir, celui que ses partisans appellent chaleureusement ‘‘le Chairman’’ avait su s’attirer le respect de tous en se comportant avec indépendance, mettant en œuvre son propre programme en son propre nom, et se préparant à briguer un jour la présidence de la République.

«Il a des compétences avérées pour la fonction. C’est dans la logique des choses que la fonction de gouverneur de province prépare sérieusement à assumer la présidence de la République, car le pouvoir provincial est une copie du pouvoir central : le gouverneur dispose d’un gouvernement, élabore et défend son plan d’action devant l’assemblée provinciale, et ensuite promulgue des budgets pour exécuter son programme chaque année», explique Francis Kalombo, coordonnateur d’Ensemble pour la République pour la province de Kinshasa.

Le meilleur programme

Avant de rappeler que dans des pays de vieille démocratie, la fonction de gouverneur conduit bien souvent au pouvoir suprême de l’Etat. «Aux Etats Unis, pour ne citer que quelques exemples, le président Ronald Reagan avait été gouverneur de Californie ; le président Bill Clinton avait été gouverneur de l’Arkansas ; et le président Georges Walker Bush avait été gouverneur du Texas. Même chez nous en Afrique, l’ancien président nigérian Umaru Yar Adua avait été gouverneur de l’Etat de Katsina avant d’être élu à la présidence de la République. Donc Moïse Katumbi dispose d’un stock de compétences pour diriger le Congo, il ne va pas tâtonner à la tête de l’Etat, il ne va pas faire un stage au sommet du pays», assure-t-il.

De son côté, Christian Mwando Nsimba Kabulo insiste sur le bilan de Moïse Katumbi au Katanga, avant de rappeler l’efficience de son programme électoral. «Moïse Katumbi a le meilleur programme pour transformer le Congo, il est porteur de l’espérance qui anime chaque congolais pour un Congo nouveau où il fera bon vivre, un Congo nouveau fondé sur les valeurs de démocratie, de liberté, de progrès, d’égalité de chance», nous confie le haut représentant d’Ensemble pour l’ex-Katanga.

Sur place à Kisangani, c’est le branle-bas de combat. Les militants d’Ensemble, ainsi de nombreux boyomais se pressent à l’aéroport de Bangboka pour accueillir Moïse Katumbi, et l’escorter dans une longue procession jusqu’à la place de la poste où il tiendra son discours d’entrée en campagne.

Rica MITSH