A LA UNE Après Mbandaka, Moïse Katumbi fait le plein à Gbadolite

Après Mbandaka, Moïse Katumbi fait le plein à Gbadolite

Moïse Katumbi en meeting à Gbadolite, capitale du Nord Ubangi Photo : Droits tiers

Moïse Katumbi a entamé la conquête électorale de l’ex-région de l’Equateur. C’est le dimanche 3 décembre qu’il a foulé les pieds de Mbandaka, avant de mettre le cap ce lundi 4 décembre sur Gbadolite, dans le Nord Ubangi. Dans la ville d’origine du maréchal Mobutu, ce sont plusieurs milliers de personnes qui l’ont accueilli à l’aéroport international de Moanda avant de l’accompagné jusqu’au centre-ville pour son meeting.

Requinqué par le ralliement de Dely Sesanga Hipungu qui l’a rejoint à Mbandaka avant de faire route ensemble sur Gbado, le candidat numéro a dit sa joie de visiter la ville miroir du Nord Ubangi. Après avoir présenté sa délégation à la foule, il a pris la parole bien décidé de critiquer le bilan du président sortant Félix Tshisekedi.

«Ils n’ont rien fait pendant 5 ans. Là, il n’y pas moyen d’aller à Businga ou Yakoma. Toutes les routes sont abîmées. J’ai marché, non seulement parce que je suis un sportif, mais aussi pour voir la souffrance de la population. Est-ce qu’ils ont restitué l’argent qu’ils vous ont pris à travers RAM?», interroge Katumbi à une foule qui répond ‘‘non’’ dans un brouhaha indescriptible.

Par la suite, il présente son offre politique pour le Nord-Ubangi, se présentant comme un homme d’actions et non de promesses : «Je suis venu libérer le Nord-Ubangi. Je veux vous redonner la dignité. En 2024, nous allons rouvrir l’usine de Coca Cola si vous m’élisez à la tête du pays. Nous allons promouvoir les usines de café», déclare-t-il sous les vivats du public.

Avant de renchérir : «Je vais résoudre le problème d’électricité et de l’eau. Je vais construire une université. Je suis un homme d’actions. Je ne parle pas au hasard. On vous a trompés pendant cinq ans. Après cinq ans de sommeil, l’heure du réveil a sonné, il faut vous réveiller».

Après son meeting, le candidat d’Ensemble s’est rendu à l’Hôpital général de Gbadolite libérer les malades retenus pour non-paiement des factures de leur traitement et hospitalisation. «Ce n’est pas un hôpital ça, c’est un mouroir», s’est plaint Katumbi après avoir visité l’institution hospitalière.

Aristote KAJIBWAMI