Le gouverneur Boloko Bolumbu portant des habits de campagne à l’effigie de Joseph Kabila, avant son retournement de veste. |Photo : Droits tiers
C’est un collectif des mouvements citoyens et organisations de défense des droits de l’Homme particulièrement remonté qui est monté au créneau pour dénoncer l’élection de Boloko Bolumbu Bobo en qualité de gouverneur de l’Equateur. Et pour cause, ce collectif estime que M. Boloko a déjà effectué deux mandats consécutifs, et qu’il n’a plus le droit d’en faire un troisième consécutif. «Depuis l’élection du 24 mai 2024, M. Boloko Bolumbu Bobo a été élu pour la troisième fois consécutive et ce, en violation flagrante, des dispositions de l’article 198 alinéa 2 de notre constitution qui dispose qu’un gouverneur est élu pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois», peut-on lire dans un communiqué diffusé ce lundi 17 juin 2024 signé du porte-parole du collectif, Me Percy Tambwe.
Le communiqué ajoute que les mouvements citoyens et le reste de la population sont surpris d’apprendre que la CENI avait déclaré la candidature de M. Boloko valable, alors qu’elle avait été déposée après que le récipiendaire ait fait deux mandats consécutifs à la tête de la province. Au regard de ce qui précède, le collectif dénonce cette élection qu’elle qualifie d’irrégulière et appelle, de ce fait, à son annulation pure et simple.
En outre, le collectif reproche au gouverneur Boloko Bolumbu Bobo une série des méfaits allégués, dont, selon lui, le détournement de 80% des recettes publiques de la province générées par la Direction générale des recettes de l’Equateur (DGRE) ; la spoliation des espaces publics ; la politisation du Conseil provincial de la jeunesse afin de semer la division entre les jeunes ; l’utilisation de la police comme moyen de répression contre ses opposants. Le collectif dénonce également le fait que les ministres provinciaux accusent entre 15 et 17 mois d’arriérés de salaires.
Ci-après, le communiqué du collectif.









