C’est un bras de fer qui s’installe entre le gouverneur du Kasaï central, Joseph Moïse Kambulu, et les conseillers municipaux de cinq communes de la ville de Kananga. Depuis la signature d’un télégramme par le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur enjoignant aux gouverneurs et leurs gouvernements de prendre en charge de conseillers municipaux à travers la rétrocession, le gouverneur du Kasaï central s’inscrit en faux contre cette proposition.
Ceci se manifeste par le refus de l’autorité provinciale de recevoir les conseillers en audience après plusieurs démarches entamées par ces derniers. Ce mardi 24 septembre 2024, les élus communaux ont passé plusieurs heures au bâtiment administratif, siège du gouvernorat, pour rentrer bredouilles. Le gouverneur Kambulu a refusé net, pour la deuxième fois cobsécutive, de recevoir les conseillers municipaux de sa province.

Pourtant, ces conseillers ont introduit une demande d’audience depuis le 19 septembre 2024, sollicitant pour la deuxième fois l’audience avec l’autorité provinciale. Arrivés au bureau du gouverneur à 12h, ces élus y ont poireauté jusqu’à 16h, pour recevoir, enfin, un message de déception venant de Moïse Kambulului-même, les orientant chez le vice-gouverneur. Un jeu de ping-pong indécent, quand on sait que la première fois, municipaux avaient rencontré le vice-gouverneur et le ministre provincial de l’intérieur qui avaient récu leurs doléances et désidératas, sans y apporter la moindre solution.
L’audience de ce jour était pour présenter les civilités à l’autorité et échanger sur la situation de leurs émoluments. D’après les informations de conseillers, la province a reçu deux mois de rétrocession, et le gouverneur n’a pas songé au sort de ces élus de base.
Le lendemain mercredi 25 septembre 2024, les conseillers sont donc revenus à la charge. Dans une déclaration qu’ils ont rendue publique sur place à Kananga, ils pointent du doigt accusateur le gouverneur de province, Joseph Moïse Kambulu.
Dans leur déclaration, les conseillers énumèrent plusieurs faits dans le chef du gouverneur du Kasaï central, notamment : leur mise à l’écart dans les activités publiques tels que les ateliers traitant des matières nécessaires pour les entités territoriales décentralisées. Ils Kananga dressent un tableau sombre par rapport à leurs missions établie par la loi.
Ci-dessous la déclaration de ces élus.



Stéphane KANDE, depuis Kananga







