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Pour le DG de la SNEL Fabrice Lusinde, la SNEL doit être à la hauteur des enjeux énergétiques et des attentes des Congolais

M. Fabrice Lusinde, DG de la SNEL Photo : Droits tiers

Invité à la 6ème édition du Katanga Business Mining (KBM) dont les travaux se sont ouverts le jeudi 15 mai 2025 à Kolwezi dans la province du Lualaba, le directeur général de la Société nationale d’électricité (SNEL), Fabrice Lusinde a donné de la voix. La voix de l’expert en matière d’électricité pour qui la desserte en courant électrique est une base fondamentale de l’industrialisation du pays. Dans un panel consacré à l’énergie, le numéro de la SNEL a mis en exergue la «nécessité de se doter des industries énergétiques pour répondre aux besoins des congolais en général et des miniers en particulier, principalement ceux qui œuvrent dans le Grand Katanga». Besoins qu’il dit s’établir à plus de 1800 MW et que la Snel ne peut pas satisfaire dans les circonstances actuelles.

M. Fabrice Lusinde a appelé les agents de la SNEL à continuer à faire preuve de bravoure et d’abnégation dans le travail pour donner le meilleur service possible aux ménages et aux entreprises. «Soyez fiers de votre travail et continuez de porter haut les couleurs de notre entreprise», a-t-il indiqué, saluant tout particulièrement la résilience des équipes SNEL de Bukavu et Goma.

L’occasion faisant le larron, Fabrice Lusinde a présenté sa vision de ce que doit être la nouvelle SNEL, modernisée, connectée aux réalités du XXIᵉ siècle et actrice incontournable du développement socio-économique du pays. Il a ainsi déclaré : «La SNEL d’aujourd’hui et de demain doit être au rendez-vous des enjeux énergétiques contemporains et des attentes des Congolais dans les 145 territoires». Cette vision s’articule autour de ces principaux axes : la digitalisation du service clientèle avec la plateforme SNEL & MOI ; la construction de nouvelles centrales hydroélectriques et solaires, intégrant des systèmes de stockage ; l’extension et modernisation des réseaux de transport et de distribution sur l’ensemble du territoire ; la formation massive d’énergéticiens, d’ingénieurs, de juristes et d’économistes spécialisés dans l’énergie.

Le patron de la SNEL a mis l’accent sur l’importance d’intensifier la collaboration avec les partenaires que sont le secteur minier extractif, les PME-PMI et industriels locaux ; les établissements d’enseignement supérieur et technique ; et le secteur bancaire et assurantiel. «La RDC n’est pas seulement un scandale géologique. Elle est un scandale énergétique. Et la SNEL est appelée à en être le moteur », a-t-il conclu.

L’intervention de M. Lusinde a été saluée comme une preuve de la détermination du comité de gestion de la SNEL de travailler par monts et par valons pour assurer, à terme, l’électrification de l’ensemble du territoire national. «Sans l’énergie, la RDC ne peut pas concevoir un développement industriel. C’est au gouvernement qu’il revient de lui conférer les moyens nécessaires pour la réalisation de cet objectif ambitieux», note un observateur.

Belhar MBUYI