La toile s’est enflammée, ce vendredi 22 août 2025, après la diffusion d’un communiqué annonçant l’interdiction d’accès de Fortunat Biselele, ancien conseiller privé du chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, dans l’ensemble des sites présidentiels et leurs dépendances. Une décision qui a immédiatement suscité un flot de réactions et de commentaires, tant dans les cercles politiques que sur les réseaux sociaux.
Selon ce document attribué à la Coordination de la sécurité interne du cabinet du Président de la République, toute personne qui contreviendrait à cette mesure s’exposerait à des sanctions sévères. Mais le texte ne donnait aucune précision sur les raisons de cette interdiction. Cette opacité a laissé libre cours aux spéculations et aux rumeurs, certains y voyant une nouvelle manœuvre de mise à l’écart d’un personnage devenu gênant dans certains cercles du pouvoir.
Une mesure rapidement levée
Nos sources, parfaitement dignes de foi, confirment toutefois que cette décision n’aura été que de courte durée. Le communiqué a depuis été officiellement levé, rendant à Fortunat Biselele la possibilité de circuler librement dans les enceintes présidentielles. Mais si l’obstacle juridique ou administratif est désormais levé, le malaise politique demeure. L’ancien conseiller privé continue de faire l’objet de campagnes hostiles, souvent orchestrées par certains de ses détracteurs au sein même de l’entourage présidentiel.
La diffusion – puis le retrait – de ce communiqué semble, à cet égard, conforter l’idée d’un climat d’intrigues et de rivalités internes au sommet de l’État, où chaque geste ou décision est scruté comme le signe d’une recomposition des équilibres de pouvoir.
Des antécédents judiciaires
Il convient de rappeler que Fortunat Biselele avait déjà traversé une zone de turbulences judiciaires. En août 2023, il avait été poursuivi pour atteinte à la sûreté de l’État, trahison et propagation de faux bruits. À l’issue d’un procès très médiatisé, il fut finalement acquitté, les preuves présentées par l’accusation ayant été jugées insuffisantes pour emporter une condamnation.
Cet épisode avait déjà suscité un vif débat sur l’instrumentalisation présumée de la justice et sur les luttes d’influence autour du chef de l’État. Le nouvel épisode de ce communiqué avorté renforce l’idée que la figure de Biselele reste une cible privilégiée dans certains cénacles.
Une affaire révélatrice des tensions au sommet
En définitive, si la décision d’interdiction d’accès a été annulée, l’incident témoigne des tensions persistantes et des divisions internes qui traversent la sphère présidentielle. Fortunat Biselele, malgré son acquittement et la levée de cette mesure restrictive, demeure au centre de récits contradictoires et de calculs politiques.
La question reste ouverte : s’agit-il d’un simple incident administratif, vite corrigé, ou d’un nouvel épisode d’une guerre souterraine au sein du pouvoir congolais ? Quoi qu’il en soit, l’affaire illustre une fois de plus à quel point, en RDC, les symboles et les signaux politiques sont scrutés avec attention et immédiatement interprétés comme les indices d’un rapport de forces mouvant.
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