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Adolphe Muzito inaugure le Centre des services partagés du SIGMAP pour moderniser les marchés publics

Le VPM et ministre du Budget Adolphe Muzito visitant le Centre des systèmes partagés du SYSMAP

Le gouvernement de la République démocratique du Congo poursuit sa réforme de la gouvernance publique à travers la digitalisation des procédures administratives. Ce jeudi, le Vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, a officiellement lancé les activités du Centre des services partagés du Système intégré de gestion des marchés publics (SIGMAP), une infrastructure destinée à renforcer l’efficacité, la transparence et la traçabilité dans la gestion des marchés publics.

Installé au sein du ministère du Budget, au Centre financier de Kinshasa, ce nouveau centre constitue une plateforme physique et numérique qui accompagnera les administrations publiques dans l’utilisation du SIGMAP, un logiciel conçu pour automatiser l’ensemble des procédures de passation des marchés publics. L’objectif est de réduire les délais de traitement des dossiers, de garantir leur suivi en temps réel, de centraliser les données et de produire automatiquement des statistiques fiables pour une meilleure prise de décision.

Une réforme initiée par le Président Félix Tshisekedi

Le lancement du Centre des services partagés marque l’aboutissement d’un vaste processus de réforme engagé il y a quatre ans sous l’impulsion du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui avait fait de la modernisation de la commande publique l’une des priorités de son action.

Mis en service officiellement le 29 août 2022, le SIGMAP s’est progressivement imposé comme un outil stratégique de gouvernance. À ce jour, plus de 500 plans de passation des marchés ont été enregistrés et traités automatiquement, tandis que plus de 170 avis d’appel d’offres ont déjà été publiés via cette plateforme numérique.

Cette évolution témoigne de la montée en puissance d’un système qui ambitionne de mettre fin aux lourdeurs administratives, tout en renforçant la transparence dans l’utilisation des ressources publiques.

Adolphe Muzito salue une étape décisive

Prenant la parole lors de la cérémonie officielle, le Vice-Premier ministre du Budget a qualifié cette inauguration d’étape majeure dans la mise en œuvre du SIGMAP.

« Je prends la parole ce jour à l’occasion du lancement officiel des activités du Centre des services partagés. Il s’agit d’une étape majeure dans la mise en œuvre du système intégré de gestion des marchés publics. Celui-ci a été lancé le 29 août 2022 par Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, à qui je rends un vibrant hommage pour sa vision éclairée d’une commande publique moderne, performante, transparente et résolument tournée vers le numérique », a déclaré Adolphe Muzito.

Selon lui, cette cérémonie vient concrétiser une vision présidentielle portée par le Gouvernement sous la coordination de la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, visant à faire du numérique un levier essentiel de modernisation de l’administration publique.

Le ministre du Budget a rappelé que cette réforme poursuit plusieurs objectifs stratégiques, notamment l’amélioration de la gestion des ressources publiques, le renforcement de la transparence dans les procédures de passation des marchés ainsi que la restauration de la confiance des citoyens, des investisseurs et des partenaires techniques envers les institutions de l’État.

« Le SIGMAP représente bien plus qu’une simple plateforme numérique. Il constitue un véritable pôle de transformation administrative permettant de digitaliser les cycles de passation, de contrôle et de suivi des marchés publics », a-t-il souligné.

Un centre d’accompagnement pour les administrations publiques

Le Centre des services partagés inauguré ce jeudi jouera désormais un rôle central dans l’accompagnement des différents acteurs impliqués dans la commande publique.

Il assurera notamment l’assistance technique, la formation des utilisateurs, le suivi opérationnel du système ainsi que le soutien aux administrations afin de garantir une utilisation optimale du SIGMAP sur l’ensemble du territoire national.

Pour Adolphe Muzito, cette structure permettra également de constituer une base de données nationale fiable des marchés publics, indispensable pour améliorer la planification budgétaire, renforcer le contrôle des dépenses de l’État et favoriser une meilleure discipline budgétaire.

« Grâce à ces dispositifs, nous créons les conditions nécessaires à une appropriation efficace du système par l’ensemble des parties prenantes, conditions indispensables au succès de cette réforme », a-t-il affirmé.

Une gouvernance plus transparente

À travers cette initiative, le Gouvernement entend inscrire durablement la transparence et la redevabilité au cœur de la gestion publique.

La dématérialisation des procédures permettra non seulement de limiter les risques liés aux manipulations administratives, mais aussi d’assurer une meilleure traçabilité de chaque étape du processus de passation des marchés.

Les autorités espèrent ainsi améliorer le climat des affaires, renforcer la confiance des opérateurs économiques et offrir aux citoyens davantage de garanties quant à la bonne utilisation des deniers publics.

La Banque mondiale réaffirme son engagement

Présente lors de la cérémonie, la Banque mondiale, partenaire technique et financier de cette réforme, a salué l’aboutissement d’un engagement de longue haleine en faveur de la modernisation des finances publiques en RDC.

L’institution estime que le SIGMAP constitue désormais un levier essentiel pour promouvoir une gouvernance plus transparente, favoriser une utilisation plus efficace des ressources publiques et soutenir un développement économique durable et inclusif.

Selon la Banque mondiale, les marchés publics représentent une part importante des dépenses de l’État. Lorsqu’ils sont gérés de manière transparente et efficace, ils deviennent un puissant moteur de croissance économique, d’amélioration des services publics et de participation accrue du secteur privé au développement national.

À l’inverse, souligne-t-elle, des procédures opaques et inefficaces limitent l’impact des politiques publiques et compromettent la bonne gestion des finances publiques.

Une nouvelle ère pour la commande publique en RDC

La cérémonie s’est achevée par une visite guidée du Centre des services partagés, désormais opérationnel dans les installations du ministère du Budget à Kinshasa.

Avec cette nouvelle infrastructure, le Gouvernement congolais franchit une étape supplémentaire dans la modernisation de l’administration publique et confirme sa volonté d’inscrire la commande publique dans une dynamique de transformation numérique. Le SIGMAP apparaît désormais comme un outil stratégique destiné à renforcer la transparence, l’efficacité administrative et la bonne gouvernance, tout en contribuant à une gestion plus rigoureuse des ressources de l’État.

Belhar MBUYI