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Du chaos routier aux routes en béton : le pari spectaculaire de Daniel Bumba

Kinshasa n’avait plus vu une telle accélération de sa transformation routière depuis des décennies. En seulement deux ans et demi à la tête de la capitale, le gouverneur Daniel Bumba Lubaki a engagé et accompagné un vaste programme de modernisation de la voirie qui est en train de modifier profondément le quotidien des Kinois.

De Makala à Kintambo, de Lingwala à Ngiri-Ngiri, de Masina à N’Djili, de Gombe à Ngaliema, les chantiers se multiplient. Des axes longtemps associés aux nids-de-poule, à la boue et aux difficultés de circulation voient progressivement apparaître des chaussées modernes, notamment en béton armé, accompagnées dans plusieurs cas de caniveaux, trottoirs et ouvrages d’assainissement.

Une véritable rupture dans la gestion de la capitale

Depuis son arrivée à l’Hôtel de Ville en 2024, Daniel Bumba a fait de la voirie l’une des priorités de son action. Son approche se distingue par une volonté affichée de ne pas concentrer les investissements uniquement dans le centre-ville, mais de toucher également les communes populaires et les quartiers longtemps délaissés.

Bandalungwa, Bumbu, Ngiri-Ngiri, Makala, Kalamu, Kinshasa, Lingwala, Barumbu, Gombe, Kintambo, Ngaliema, Matete, Kisenso, Ngaba, Limete, Masina, N’Djili ou encore Kimbanseke : la carte des chantiers témoigne d’une volonté de couvrir progressivement l’ensemble du territoire urbain.

Cette dispersion géographique constitue l’un des faits marquants du bilan.

Des kilomètres de béton qui changent la vie quotidienne

L’un des symboles les plus visibles de cette politique est la multiplication des chaussées en béton armé.

À Makala, la boucle Kwilu–Kimwenza–Manzengele, longue de plusieurs kilomètres, a transformé des axes autrefois particulièrement difficiles à pratiquer. À Kintambo, plusieurs kilomètres de voirie ont été réalisés ou réhabilités en béton armé, notamment sur Kasa-Vubu, Bangala, Juge Gabriel, Uele, Komoriko, Ubangi, Tabora, OUA, Lusambo et Rufidji–Limaya.

À N’Djili et Kimbanseke, les axes Luemba et Maître Croquet constituent également une liaison structurante en béton armé. À Lingwala, les travaux concernent notamment Bansankusu, Itaga, Kigoma, Isangi, Kabinda et Nyangwe.

Dans le district de Funa, l’avenue de la Libération, l’ancienne 24-Novembre, fait elle aussi l’objet d’importants travaux sur l’axe reliant le rond-point Moulaert à l’UPN.

À Masina, le programme de la boucle Matankumu ouvre de nouvelles perspectives pour la mobilité dans l’est de Kinshasa. À Limete, les travaux touchent notamment les secteurs de Kingabwa et de Kulumba. À Gombe, plusieurs axes stratégiques font l’objet de travaux de modernisation.

Une transformation qui dépasse les frontières du centre-ville

C’est peut-être là que réside l’une des principales particularités de l’action de Daniel Bumba.

Pendant longtemps, l’image de la modernisation de Kinshasa était associée aux grandes artères du centre et aux quartiers administratifs. Le nouveau cycle de travaux s’étend beaucoup plus largement aux communes populaires.

Le béton arrive là où la population avait surtout connu la terre, la poussière, la boue et les difficultés de circulation.

À Makala, Matete, Kisenso, Masina, N’Djili ou Kimbanseke, l’amélioration de la voirie représente donc bien davantage qu’un simple chantier d’infrastructure. Elle constitue un changement concret dans la vie quotidienne : accès aux écoles et aux marchés, circulation des taxis et des motos, évacuation des eaux, accès des véhicules de secours et développement des activités économiques.

Une cadence qui mérite d’être soulignée

En août 2025, les autorités provinciales faisaient état de près de 69 kilomètres de voirie urbaine en béton armé réalisés dans le cadre des travaux engagés à Kinshasa.

Au-delà du chiffre, c’est surtout la cadence qui interpelle.

Deux ans et demi seulement après son arrivée à la tête de la ville, Daniel Bumba peut déjà présenter un réseau impressionnant de chantiers répartis dans de nombreuses communes.

Il faut certes distinguer les projets directement initiés par son administration de ceux relevant de programmes nationaux ou de projets antérieurs poursuivis sous son mandat. Mais cette nuance ne diminue pas la portée du travail accompli : le gouverneur a donné une impulsion nouvelle aux travaux de voirie, accéléré plusieurs chantiers et fait de leur suivi régulier un marqueur de son action.

Une vision : désenclaver Kinshasa

Derrière ces routes se dessine une ambition plus large : désenclaver progressivement Kinshasa.

Une route rénovée ne sert pas uniquement à permettre aux véhicules de circuler. Elle rapproche les quartiers, facilite les échanges commerciaux, augmente l’accessibilité des services publics et contribue à réduire les poches d’isolement urbain.

C’est précisément cette logique qui donne à l’action du gouverneur sa dimension structurante.

Les travaux de Kintambo, Makala, Ngiri-Ngiri, N’Djili, Kimbanseke, Masina, Matete, Ngaliema ou encore Gombe ne constituent pas des opérations isolées. Pris ensemble, ils participent à une recomposition progressive du réseau routier de la capitale.

« Kinshasa Ezo Bonga » : une promesse qui commence à prendre forme

Le programme porté par l’administration Bumba, notamment à travers la dynamique de « Kinshasa Ezo Bonga », entend faire de l’amélioration des infrastructures un levier de transformation urbaine.

Les chantiers récemment réceptionnés ou en voie d’achèvement dans plusieurs communes montrent que cette ambition commence à se matérialiser.

L’enjeu sera désormais de maintenir cette cadence, d’assurer la qualité et la durabilité des ouvrages, de renforcer l’assainissement et surtout de poursuivre la modernisation dans les communes qui restent encore insuffisamment desservies.

Un bilan qui marque déjà l’histoire de la capitale

Il serait difficile de nier une réalité : rarement, dans l’histoire récente de Kinshasa, une administration provinciale aura donné une telle visibilité à la question de la voirie et engagé simultanément autant de chantiers répartis dans autant de communes.

En deux ans et demi, Daniel Bumba a fait de la route l’un des principaux symboles de son mandat.

Les chiffres peuvent encore évoluer, les chantiers doivent être achevés et certains projets devront être entretenus sur le long terme. Mais l’image de Kinshasa est déjà en train de changer.

Des routes en béton apparaissent là où il y avait hier de la boue. Des axes sont ouverts ou réhabilités là où la circulation était devenue presque impossible. Des communes longtemps marginalisées retrouvent progressivement une connexion avec le reste de la capitale.

Un homme d’Etat et d’action

C’est cette transformation concrète qui permet aujourd’hui de parler d’un tournant dans l’histoire récente de la voirie kinoise.

Et si la promesse du programme est maintenue jusqu’au bout, Daniel Bumba pourrait laisser comme l’une des principales empreintes de son passage à l’Hôtel de Ville une chose que les Kinois peuvent toucher, emprunter et mesurer chaque jour : la route.

Au final, Daniel Bumba s’impose comme un gestionnaire moderniste, porté à la fois par une réelle volonté d’agir et par la capacité de traduire cette ambition en réalisations concrètes. Méthodique, pragmatique et résolument tourné vers les résultats, il imprime à la gestion de Kinshasa une dynamique nouvelle, fondée sur la planification, l’action et le suivi des projets.

À travers les chantiers engagés, les routes réhabilitées et les infrastructures progressivement mises à la disposition des Kinois, le gouverneur démontre qu’une gestion provinciale peut être à la fois ambitieuse, rigoureuse et résolument orientée vers la transformation du quotidien des citoyens.

En définitive, Daniel Bumba apparaît comme l’une de ces rares figures provinciales capables de conjuguer vision, méthode et efficacité : un homme d’État dont l’action, déjà visible sur le terrain, pourrait durablement marquer l’histoire de la gouvernance de Kinshasa et, plus largement, celle des provinces de la République démocratique du Congo.

Belhar MBUYI