Le président Luiz Inácio Lula da Silva a répondu aux questions posées par ses concitoyens en direct le mardi 25 juillet dernier. C’était lors de l’émission ‘‘Conversation avec le président’’. A cette occasion, le chef de l’état brésilien a confirmé la tenue du ‘‘Sommet amazonien’’ pour l’élaboration d’une politique de préservation des forêts tropicales. L’événement aura lieu les 8 et 9 août, dans la ville de Belém, ville brésilienne, capitale et plus grande ville de l’État du Pará, dans le nord du pays.
Le sommet réunira les présidents des huit pays d’Amérique du Sud qui partagent la forêt amazonienne – la Bolivie, le Brésil, la Colombie, l’Équateur, la Guyane, le Pérou, le Suriname et le Venezuela –, mais quatre non américains y sont conviés à cause de leurs vastes étendues de forêts tropicales : la République démocratique du Congo en plus du Congo, le Congo-Brazzaville, et l’Indonésie.
«Ce que nous voulons, c’est dire au monde ce que nous allons faire de nos forêts et ce que le monde doit faire pour nous aider, car ils ont promis 100 milliards de dollars en 2009 et jusqu’à aujourd’hui, ce n’est jamais sorti», a déclaré Luiz Inácio Lula da Silva. Avant d’ajouter : «Maintenant, les 8 et 9, j’ai la grande réunion des pays amazoniens à Belém. Cette réunion est importante car elle guidera la discussion qui sera portée à la COP-28, à la fin de l’année, aux Émirats arabes unis», a expliqué le président.
En plus de pouvoir négocier conjointement avec les autres participants au sommet sur le climat à la fin de l’année, Lula a également souligné que le sommet de Belém sera le premier organisé depuis environ 45 ans, depuis la signature du traité de coopération amazonienne en juillet 1978. «C’est la première réunion que je tiendrai avec les pays de l’Amazonie pour prendre une décision unique, pour essayer d’en discuter sérieusement», a ajouté le chef de l’Etat brésilien.
Politiques et stratégies communes
Le président a également évoqué la visite de l’administrateur de la NASA, Bill Nelson, qui a proposé au Brésil un partenariat pour surveiller l’Amazonie avec trois nouveaux satellites. «J’ai dit que toute aide est la bienvenue ici. Ce que nous voulons, c’est prévenir les incendies en Amazonie et la déforestation», a-t-il déclaré.
Le président de la RDC Félix Tshisekedi et du Congo Denis Sassou-Nguesso sont attendus à Belém, alors que le chef de l’Etat indonésien Joko Widodo enverra un représentant.
Pour Lula, il faut une politique unifiée pour les pays de la région amazonienne qui implique également les peuples autochtones, pour éviter la déforestation dans la région et, en même temps, garantir la survie des 28 millions de personnes qui y vivent. Il a également défendu la discussion d’une position commune à prendre à la COP28, la conférence des Nations unies sur le climat, qui se tiendra aux Émirats arabes unis, entre le 30 novembre et le 12 décembre.
C’est l’occasion pour Félix Tshisekedi de participer à l’élaboration des politiques et des stratégies communes pour le développement durable des pays qui, ensemble, possèdent plus de 90% des forêts tropicales du monde, appelées le poumon de l’humanité. Stratégies et politiques qui permettront à ces pays de peser de tout leur poids lors de la prochaine COP28.
Rica MITSH







