Après 20 mois d’une fourniture de courant électrique permanente de 14 heures par jour, la SNEL entame en ce moment un recul néfaste dans sa desserte de la ville de Kananga. En effet, on enregistre une fourniture qui est descendue à 8 heures par jour, en plus avec une avec incertitude considérable.
A l’époque de la gestion de province par le gouverneur sortant John Kabeya, la SNEL/Kananga avait augmenté et stabilisé le courant à Kananga, avec une fourniture en deux tranches, soit d’abord de 08h00 à 16h, et ensuite de 19h00 à 01h du matin.
Depuis les élections du 29 avril 2024, ayant consacré la défaite de John Kabeya, et avant l’entrée en fonction du nouveau gouverneur Joseph Moïse Kambulu Nkonko, la province passe une période transitoire gérée par le vice-gouverneur et gouverneur ad intérim Martin Makita Mfuamba Iba-Iba. C’est en ce moment précis que les Kanangais vivent une nouvelle réalité, avec le courant qui est fourni avec retard, soit entre 8h30 et 9h, et, plus grave encore, la première tranche s’arrête à 13h00 au lieu de 16h. Le soir, le courant est rétabli à 19h et coupé entre 22h et 23h au lieu de 1 heure du matin.
Réduction d’heures de services
D’après les sources de la SNEL, direction provinciale à Kananga contactées par votre journal en ligne, le problème est dû au stock en carburant par rapport à la réserve prévue par la présidence de la République démocratique du Congo.
Selon l’ingénieur André Shiyawebe, directeur provincial de la SNEL, il se pose un problème de la signature pour retirer ce carburant à la SEP, après le départ de John Kabeya, gouverneur sortant, la difficulté est énorme pour accéder à ce stock présidentiel.
Mais comment cela se passait sous la gouvernance de John Kabeya ? M. André Shiyawebe indique avoir initié une gestion rationnelle du carburant avec la participation du gouvernement provincial, la SEP, l’ANR et la SNEL, une stratégie transparante qui a innové dans la gestion et qui a conduit à l’augmentation d’heures de desserte en courant.
Le directeur provincial de la SNEL révèle un mal qui guette son entreprise, celui de vol des câbles de la SNEL par les inconnus, ce qui altère la fourniture du courant dans la ville de Kananga. Il demande, ainsi, aux services de sécurité de jouer pleinement leur rôle pour protéger les personnes et les biens.
De l’insolvabilité
Un autre point important concerne l’insolvabilité d’une bonne part de la clintèle qui ne s’acquitte pas de ses factures. Sur ce point, la SNEL éprouve d’énormes difficultés liées à l’insolvabilité de certains de ses clients notamment : le gouvernement provincial et l’assemblée provinciale ainsi que leurs membres qui ne s’acquittent de cette obligation. En dehors des institutions de l’État, figurent aussi les clients privés qui ne paient pas leurs factures, et ne permettent pas à la SNEL de bien fonctionner.
Par la même occasion, André Shiyawebe promet de revenir à l’ancien système et améliorer les services dès l’entrée en fonction du nouveau gouverneur qui aura la signature pour palier aux différentes difficultés.
Stéphane Joël KANDE, depuis Kananga







