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Les lettres ouvertes d’Anaclet Muamba – Dircab du chef de l’Etat : aidez le président à combattre l’inefficacité et l’impunité

Monsieur le Directeur du Cabinet,

Il m’est agréable de vous adresser, à l’occasion de votre désignation par Son Excellence Monsieur le Président de la République, comme Directeur de son cabinet, mes vives et chaleureuses félicitations, auxquelles j’associe mes vœux de plein succès dans l’accomplissement de votre haute mission. A mon avis, ce poste revêt une importance à ce point capitale qu’il constitue la porte du succès ou de l’échec de ce mandat. Une écriture sainte me vient à l’esprit alors que je vous écris cette lettre savoir : 2 Rois 6 : 8-12.

J’aimerais ici souligner, et insister sur le verset 12 : « L’un des officiers lui répondit : “Il n’y a pas de traitres parmi nous, Majesté ! Mais le prophète Elisée, en Israël, est capable de révéler à son roi même ce que tu dis dans ta chambre à coucher” ».

Plusieurs autres ont servi à ce poste avant vous et, selon l’opinion publique, tous nos présidents ont échoué à cause des mauvais collaborateurs. Cette lettre est en effet une plaidoirie pour le peuple qui a longtemps souffert à cause de mauvais choix ou, que dis-je ? de la mauvaise foi des collaborateurs du président.

La prière du Pasteur Roland Dalo le jour de l’investiture du président résonne encore jusqu’à ce jour dans nos têtes, à savoir : « accordes-lui des “bons collaborateurs” ! ça serait une tragédie pour l’église si vous échouiez à aider le président à redresser les choses parce que nous voyons que dans la Bible, Joseph avait réussi à faire prospérer Pharaon, Daniel l’a fait pour le roi Nebucadenetsar. Aujourd’hui, l’échec du président sera l’échec de l’église parce qu’en vous, le peuple voit un homme de Dieu sur qui devrait reposer le même esprit qui était sur Joseph et Daniel, le peuple ne vous pardonnerait pas parce que ce mandat est un mandat de tous les espoirs pour ce peuple longtemps meurtri ».

Si j’ai pris mon temps de vous écrire cette lettre, c’est parce que je crois de tout mon cœur, qu’il est possible de mieux faire, et vous avez tous les atouts pour cela, au regard de votre compétence, de votre expérience et de votre expérience professionnelle. Vous avez donc l’obligation de réussir, vous n’avez aucune autre alternative. Et je note que certaines choses à faire pour le redressement du pays, demandent seulement la volonté de bien faire, tout en faisant cesser l’impunité. Comment peut-on, par exemple, tolérer l’inefficacité de l’équipe de communication du président de la Républuque ? En effet, le jour de la publication de l’équipe gouvernementale, le peuple a été forcé de veiller pour attendre cette publication. Une équipe professionnelle n’aurait jamais fait d’annonce avant que la haute hiérarchie n’ait finalisé le travail. Après avoir annoncé que dans quelques instants la composition du gouvernement serait publiée, nous avions dû attendre encore plus de 3 heures ! Le peuple qui a donné au président le plébiscite mérite mieux que ça. Nous ne pouvons pas être meilleurs que Dieu car même Dieu nous punit lorsque nous nous égarons ! Vous avez l’obligation de mettre fin à l’inefficacité, mais aussi à l’impunité à tous les niveaux dans le cadre de vos prérogatives partout où vos attributions le permettent. En tant que principal collaborateur de l’autorité suprême du pays, vous pouvez aider techniquement le chef de l’Etat en mettant en place un mécanisme d’évaluation des ministres, comme cela existe dans certains pays. Nous ne pouvons continuer à voir des ministres improductifs mais qui demeurent à leurs postes.

J’aimerai ici partager ce passage tiré de : « La terre promise », livre de Barack Obama en sa page 17, je cite : « Loin du centre de l’action, j’observais ce drame se dérouler et j’ai essayais d’absorber ou d’en tirer des leçons. J’ai vu que l’énorme énergie du mouvement ne pouvait pas être soutenue sans structure, organisation et compétences en matière gouvernance. J’ai vu comment sur la réparation raciale, aussi raisonnable soit-elle, a généré la peur et une répercussion négative et finalement imposé des limites au progrès. Et dans l’effondrement rapide de la coalition d’Harold après sa mort, j’ai vu le danger de compter sur un seul leader du changement. » J’ose espérer que cette pensée vous conduira à réimaginer la procédure de scruter et évaluer toutes les candidatures à soumettre au président pour signature. Il est impérieux d’évaluer chaque candidat pour savoir si elles ou ils ont les compétences et feraient de bons membres d’équipe.

Merci d’avance de prendre en considération les attentes du peuple dans l’exercice de vos fonctions car une des clés du christianisme, c’est vivre pour les autres à l’exemple de Christ qui mourut pour nous au calvaire. J’espère lire incessamment votre réponse. Puisse le Très-Haut vous accorder la sagesse de Salomon pour aider à conduire notre pays vers sa grande renaissance.

Veuillez agréer, Monsieur le Directeur de cabinet, l’expression de ma haute considération.

Anaclet MUAMBA, Caroline du Nord, Etats Unis d’Amérique