La Banque mondiale a réitéré, ce mardi à Kinshasa, son engagement à accompagner la République démocratique du Congo dans la mise en œuvre et la consolidation de la réforme en cours dans le domaine de la passation des marchés publics. L’assurance a été donnée au terme d’une rencontre entre une délégation de l’institution financière internationale et le Vice-premier ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito.
Au cœur des discussions, les initiatives entreprises par le Gouvernement congolais pour moderniser et assainir ce secteur stratégique, avec l’appui de la Banque mondiale. Les délégués de Bretton Woods ont salué « une nouvelle dynamique » imprimée par Kinshasa pour renforcer la transparence et la confiance dans l’économie nationale.
« Durant la réunion, nous avons eu l’occasion de féliciter le Vice-premier ministre du Budget et l’ensemble du Gouvernement concernant les efforts mis en place pour les réformes nécessaires dans la question des marchés publics », a déclaré Chenjerani Simon Chirwa, manager et chef de la délégation.
Parmi les avancées majeures, le Gouvernement a lancé un ambitieux programme de numérisation du processus de passation des marchés, à travers le logiciel Sigmap. Celui-ci doit permettre, selon la Banque mondiale, de « renforcer la transparence, la responsabilisation et la redevabilité », tout en donnant à chaque citoyen la possibilité de consulter les marchés publics ouverts, où qu’il se trouve dans le pays.
Cette initiative, lancée par le président de la République en 2022, vise désormais son extension à l’ensemble des autorités contractantes de la RDC. La Banque mondiale encourage même Kinshasa à aller plus loin, avec la création d’un « Sigmap Plus », une version évoluée permettant une gestion en ligne et une interaction accrue entre le secteur public et le secteur privé.
« Le Gouvernement congolais s’attèle à rendre opérationnelle cette réforme et à l’élargir à l’ensemble du pays », a insisté Chenjerani Simon Chirwa, avant de rappeler que la Banque mondiale « restera aux côtés de la RDC pour l’aider à réaliser ce projet jusqu’à son terme, au bénéfice du secteur public comme du secteur privé ».
Cette réforme, considérée comme une étape clé de la modernisation de la gouvernance économique, devrait renforcer la crédibilité de la RDC auprès de ses partenaires internationaux, tout en stimulant la compétitivité et la confiance des investisseurs.
Belhar MBUYI







