Le mardi 18 novembre 2025, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a défendu devant les députés nationaux le Projet de Loi de Finances pour l’exercice 2026, marquant une étape décisive dans la trajectoire économique de la République démocratique du Congo. Déposé le 15 septembre conformément aux exigences constitutionnelles, le document a été officiellement déclaré recevable par l’Assemblée nationale à l’issue d’une plénière débutée hier mardi 18 novembre 2025, et qui s’est achevée le mercredi 19 novembre 2025 tard dans la nuit.
Un budget en hausse de 16 %, reflet d’une ambition nationale
Évalué à 59.020,5 milliards de francs congolais — soit 59.021 milliards dans la version consolidée — le budget 2026 enregistre une augmentation de 16 % par rapport au budget rectificatif 2025. Il s’agit du budget le plus élevé jamais présenté par le gouvernement congolais.
Selon la Première ministre, cette progression traduit la volonté politique d’accroître la capacité de l’État à financer les services publics essentiels, d’accélérer la modernisation du pays et de soutenir la relance économique dans un contexte marqué par les pressions inflationnistes et les défis sécuritaires régionaux.
Le rôle clé du VPM Adolphe Muzito dans la structuration du budget
La réussite de ce projet de loi de finances porte aussi l’empreinte du Vice-premier ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito, dont l’expertise technique et la rigueur de gestion ont été déterminantes dans l’élaboration du document.
Sous sa coordination, les équipes du Budget ont procédé à une évaluation approfondie des recettes, à la rationalisation des dépenses publiques et à la mise en cohérence des arbitrages financiers avec les priorités nationales.
Le VPM Muzito a notamment veillé à renforcer la discipline budgétaire ; consolider les projections macroéconomiques avec les engagements du gouvernement ; assainir la chaîne de la dépense publique ; et sécuriser les recettes internes afin de garantir le caractère réaliste du budget.
Cette contribution technique a permis de présenter au Parlement un document structuré, crédible et aligné sur les grands axes du Programme d’Action du Gouvernement.
Un budget aligné sur la vision du Chef de l’État
Judith Suminwa a rappelé que ce budget est «pleinement aligné sur la vision du Président de la République» et sur les priorités nationales : amélioration des services sociaux de base, sécurité, reconstruction des infrastructures, modernisation de l’administration publique et diversification économique.
Des échanges constructifs au Parlement
Durant plus de six heures, les députés ont examiné les grandes orientations du projet, saluant un exercice de projection ambitieux. Plusieurs recommandations ont été formulées afin d’améliorer son impact, ce que la Première ministre a accueilli avec satisfaction.
«Ensemble, faisons de ce débat un espace d’émergence d’idées nouvelles, d’innovations durables pour notre pays», a-t-elle déclaré.
Elle a souligné que les suggestions des élus «permettront d’aboutir à un budget plus réaliste et mieux aligné sur les besoins de la population».
Un outil stratégique de transformation nationale
Le Projet de Loi de Finances 2026 s’inscrit dans une stratégie de transformation à moyen terme. Il mise sur plusieurs paramètres, notamment une meilleure mobilisation des recettes intérieures ; la réduction des dépenses improductives ; l’augmentation des investissements dans la santé, l’éducation, l’agriculture, les infrastructures et les énergies renouvelables.
«Ce budget incarne notre ambition de transformer nos défis en opportunités», a affirmé Judith Suminwa.
Transmission du dossier à la Commission Écofin
Après sa recevabilité, le texte a été transmis à la Commission économique et financière (Écofin) pour un examen approfondi. Celle-ci devra analyser les prévisions, l’équilibre macroéconomique et les choix sectoriels avant de soumettre un rapport final à la plénière.
Un test de crédibilité pour l’exécutif
À l’approche d’un exercice crucial pour la relance économique, le budget 2026 constitue un test de gouvernance pour l’exécutif. Sa mise en œuvre effective déterminera la capacité de l’État à tenir ses engagements en matière de développement, de modernisation et de lutte contre la pauvreté.
Ce budget — le plus ambitieux de l’histoire récente du pays — sera suivi de près par les partenaires techniques, les investisseurs, les ONG ainsi que les millions de Congolais qui attendent des améliorations tangibles dans leur quotidien.
Belhar MBUYI







