«Rebuffade non assumée», «honteuse reculade», «tentative ratée d’escroquerie». Ce matin, les mots ne manquent pas pour qualifier ce qui a tout l’air d’une tentative avortée de filouterie initiée par le cabinet du ministre provincial de la Santé. Le dimanche 23 mars, notre média a publié un article sur l’exigence faite par le ministère provincial de la Santé aux instituts de technique médicale de payer une somme supplémentaire de 200 USD. Cette exigence était d’autant plus incongrue que ces écoles s’étaient déjà acquitté de tous les frais réguliers en la matière, à savoir 250 dollars d’ouverture de dossier, ainsi que 1000 payés à la DGRK pour compte du même ministère de la Santé.
De sources dignes de foi ont indiqué à notre rédaction que le gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba, homme droit et intègre, a été bouleversé par cette information. Il aurait, selon ces sources, demandé des explications au ministre de la Santé, M. Patricien Gongo, qui, d’une voix tremblante, aurait tout nié. D’une voix ferme, le chef de l’exécutif de la capitale l’aurait alors enjoint de mettre fin à cette situation et de tranquilliser les promoteurs des ITM gagnés par l’inquiétude.
Voilà qui explique que, dans la journée, M. Gongo a fait rédiger un communiqué par son chef de cabinet, M. Jean Denis Balako Liyanza, afin de démentir l’exigence de paiement de frais supplémentaires par les ITM. Tout en traitant les médias qui ont donné cette information – Finance-cd.com et Sphynxrdc.com – d’être mal intentionnés, le chef de cabinet affirme que «cette information est fausse et ne repose sur aucun fondement officiel».
Il s’agit bien entendu d’une ridicule courbe rentrante de la part de M. Gongo qui bat en retraite de manière catastrophique. En effet, nous avons pourtant reçu cette information de la part de plusieurs responsables des ITM qui dénonçaient cette exigence frauduleuse. «C’est la secrétaire du ministre provincial de la Santé qui nous a appelés dans son bureau et nous a fait part de cette obligation de payer 200 USD supplémentaires, disant que c’était une instruction de son chef», nous assure ce matin un promoteur. Pour qui les dénégations du ministre font pitié, tout simplement. Le plus important pour les promoteurs des ITM est que cette mesure a finalement retirée par ceux-là mêmes qui l’avaient initié en catimini.
A.K.







