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Adolphe Muzito projette un budget record de 18 milliards USD en ressources propres d’ici 2028

Le Vice-Premier ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito, a dressé un bilan élogieux de la mobilisation des recettes sous l’ère Félix Tshisekedi. Selon l’économiste de renom, la République démocratique du Congo est en passe de franchir le cap historique des 18 milliards de dollars américains en ressources internes d’ici la fin du mandat présidentiel.

Une progression fulgurante depuis 2020

Dans une interview accordée à l’Agence Congolaise de Presse (ACP) ce mardi 6 janvier 2026, Adolphe Muzito a mis en lumière une trajectoire ascendante spectaculaire. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : les ressources propres mobilisées sont passées de 3,5 milliards USD en 2020 à 10,5 milliards USD en 2025.

En l’espace de cinq ans, le président Félix Tshisekedi a réussi à tripler le budget reposant sur les forces intérieures du pays. « Si la dynamique actuelle se maintient, l’horizon de 18 milliards USD en ressources internes est désormais réaliste », a affirmé le VPM au Budget.

Les piliers d’une projection réaliste

Pour Adolphe Muzito, ces prévisions ne relèvent pas de l’imaginaire, mais d’un « soubassement économique réel ». Entre 2026 et 2028, le budget en ressources propres devrait doubler grâce à deux leviers principaux. D’abord, les réformes structurelles telles que l’introduction de la facture normalisée et l’amélioration de l’encadrement des recettes permettent aux régies financières de dépasser systématiquement leurs assignations fiscales et douanières.

Ensuite, l’autonomie budgétaire : cette stratégie vise à réduire drastiquement la dépendance du pays vis-à-vis des appuis extérieurs pour financer son propre développement.

L’inconnue américaine : un potentiel bonus pour le PIB

Fait notable, ces projections de 18 milliards USD restent prudentes. Elles ne prennent pas encore en compte les investissements américains annoncés par le président Donald Trump.

Bien qu’aucun flux majeur n’ait encore atteint le sol congolais à ce stade, Adolphe Muzito souligne que l’arrivée effective de ces capitaux pourrait « défoncer le plafond » des 18 milliards. Un tel apport influencerait positivement le Produit intérieur brut (PIB) et accélérerait la croissance nationale.

2026 : Une année charnière pour le social

L’exercice budgétaire 2026 est présenté comme un pas décisif. Au-delà des chiffres, l’objectif final demeure l’impact direct sur le quotidien de la population. L’augmentation de la marge de manœuvre financière de l’État devrait se traduire par l’amélioration des conditions de vie des Congolais ; le renforcement des moyens pour le retour de la paix ; et la consolidation des acquis sociaux du second mandat de Félix Tshisekedi.

En positionnant la RDC sur cette trajectoire de puissance financière, le gouvernement entend transformer les ressources nationales en un véritable moteur de souveraineté et de prospérité.

Belhar MBUYI