POLITIQUE Fortunat Biselele : le martyr jusque dans son intimité !

Fortunat Biselele : le martyr jusque dans son intimité !

Les internautes congolais, friands de vidéos intimes, ont encore été servis avecla diffusion des vidéos intimes de l’ancien conseiller privé du chef de l’Etat, Fortunat Biselele Kayipangi. Ces vidéos se trouvaient – et se trouvent toujours – dans l’un des téléphones du prévunu que les OPJ de l’ANR ont saisis de depuis son interpellation le 14 janvier 2023. D’où la question : qui s’est permis de les diffuser ? Qui a décidé de cette persécution, qui a mis en branle ce martyr jusque dans l’intimité de Bifort ? Et pourquoi en ce moment précis ? Déjà, dès le départ, la saisie et la fouille des téléphones de M. Biselele a été jugée irrégulière par le collectif des avocats de ce dernier étant donné que l’ANR n’avait pas obtenu l’accord préalable d’un procureur quant à ce.

Les maladresses, chacun en fait. Nul ne lave plus blanc sur cette des hommes. Filmer ses fantasmes et les garder sur son téléphone qui est exposé au vol ou à tomber en des mains malveillantes, est encore pire. Mais il demeure que cela ressort de la sphère privée de tout un chacun, et nul, de surcroit des agents d’une importante administration de l’Etat censée protéger tous les citoyens, ne peut se permettre d’étaler ces intimités sur la place publique.

«A la suite de l’affaire Monica Lewinky impliquant le président américain Bill Clinton, le président du Gabon de l’époque, Omar Bongo Ondimba avait dit que nul ne peut lui jeter la pierre car tous les hommes se promènent la quéquette à la main», note un observateur. Qui renchérit : «Biselele est un mari et un père de famille. On aurait détruire sa famille qu’on ne s’y serait pris autrement».   

Justement, pourquoi vouloir détruire sa famille ? Pour l’abattre moralement et le briser définitivement ? Cette façon de faire est, pourtant, lourdement par la loi congolaise. En effet, l’article 335 de l’ordonnance-loi n°23/010 du 13 mars 2023 portant Code du numérique, stipule : «Est puni d’une servitude pénale de six mois à trois ans et d’une amende de cinq millions a cent millions de francs congolais, celui qui transfère, sans autorisation de la personne concernée, des données a caractère personnel de cette dernière d’un système informatique ou d’un moyen de stockage de données vers un autre». Nombreux appellent le chef de l’Etat à instruire la directeion de l’ANR pour faire la lumière sur cette affaire scabreuse.

Selon plusieurs observateurs, c’est la conséquence d’une affaire judiciaire montée de toutes pièces contre l’ex-bras droit du chef de l’Etat. Par faute de preuves, face à un dossier vide, et vu que l’opinion s’était finalement rendu compte de la forfaiture boutiquée contre M. Biselele, ses adversaires ont voulu lui attirer la haine de l’opinion publique. Et, pourquoi pas, note un observateur, «créer une autre affaire pour détourner le public de l’attention tournée vers l’assassinat de Chérubin Okende».

En effet, l’ancien barbouze et ministre de l’Intérieur français Charles Pasqua disait : «Quand on est emmerdé par une affaire, il faut susciter une affaire dans l’affaire, et si nécessaire une autre affaire dans l’affaire de l’affaire, jusqu’à ce que personne n’y comprenne plus rien». Un théorème demeuré d’une désespérante actualité.  

Bravo ZULU